Que fait-on des déchets que l'on ne peut / n'a pas recyclés ?
Lorsque le recyclage est impossible, les déchets "ultimes" sont soit enfouis dans des décharges étanches (ISDND), soit incinérés pour produire de l'électricité et de la chaleur. Si ces procédés sont strictement encadrés par des normes comme la nomenclature ICPE, ils restent coûteux et génèrent des résidus (mâchefers, lixiviats). Le système fait face à des défis majeurs : les dépôts sauvages, le coût élevé du traitement (notamment pour l'amiante) et l'exportation controversée de déchets vers des pays moins équipés, malgré un durcissement récent des lois européennes.
Maîtriser les rejets atmosphériques et protéger les nappes phréatiques contre les infiltrations de polluants persistants.
Équilibrer la Responsabilité Élargie du Producteur (REP) face à la fluctuation des prix des matières premières et au coût élevé des infrastructures.
Mettre fin au "commerce de la pollution" où les déchets européens finissent dans des pays du Sud (ex: Ghana, Indonésie) sans garanties sanitaires.
Gérer l'opposition locale (syndrome NIMBY - "Not In My Backyard") liée aux nuisances sonores, olfactives et à la dévaluation immobilière.
Durcit les lois pour stopper les exportations non durables (Règlement 2024).
Assurent le fonctionnement technique des sites et la valorisation énergétique.
Supportent le coût des dépôts sauvages (60 000€/an en moyenne) et de la dépollution.
Gèrent le financement de la fin de vie des emballages, bien que parfois critiqués pour leur manque de transparence à l'export.
Militent contre l'incinération et l'enfouissement au profit de la réduction à la source.